
« Sound of silence »
Écoute, là où rien ne bruisse : tout chante…
Écoute le « son du silence »,
le silence d’un souffle apaisé,
la mélodie secrète qui unit le chèvrefeuille, l’enfant, l’âne et l’abricot.
Que l’imbécile et le sage « finissent » parfois par entendre.
Le chant subtil de la conscience qui s’harmonise à celle des univers.
YA’OM, c’est la prière du Gange et de ceux qui rament ou brament à son bord.
C’est la prière de Yeshoua, la prière de tout ce qui vit et respire ; YA’ à l’inspir, ‘OM à l’expir.
On chante de moins en moins faux quand on s’approche du silence.
Quand Pilate demande à l’Homme debout devant lui : Qu’est-ce que la vérité ? Il se tait, et c’est un tonnerre de silence, une brise légère qu’un être seulement puissant et politique ne sait pas entendre.
L’ordre impliqué (cf. David Bohm) c’est le silence impliqué en toute parole, en toute pensée, l’immensité d’une conscience qu’aucun bruit n’arrête et que le moindre souffle respire.
Le râle de l’agonisant, c’est encore notre gorge serrée et sèche qui cherche la note juste : le son à la fin du « mm… » (je ne peux pas m’empêcher d’écrire : à la fin du « aimes !» parce que l’amour est le secret des secrets n’est-ce pas ? Celui qui enchante toute chose, de l’atome à la morue, de la morue au Liechtenstein, du Liechtenstein à Orion en passant par Paris et Parsifal…).
Chante, ami, chante, doucement ou silencieusement, cela fut son origine, c’est la fin du chaos et l’avenir du monde.
Jean-Yves Leloup, Février 2026
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