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Editions:Albin Michel
Date:juin 2000
Mots clés:,

La montagne dans l’océan

Dans une voie de compassion, on ne médite jamais pour soi-même – ce serait limiter lesbienfaits de la méditation -, mais pour le bien de tous.

Le plus utile, c’est d’apaiser notre mental. Si nous sommes réellement en paix, un lieu au moins dans le monde est en paix, et l’apaisement de notre esprit se communique à tous les vivants et à la société en général.

Avant de vouloir « faire du bien » aux autres – on verra toutes l’ambiguïté de cette expression – il faut savoir dans quel esprit on le fait. L’enseignement des Traditions nous rend attentifs à l’état de notre esprit, à sa vigilance. Nos intentions et nos vœux peuvent être les meilleurs du monde, ils ne suffiront pas si notre esprit n’est pas clarifié, pacifié ; si on utilise un instrument juste avec un esprit faux, il fonctionne de façon fausse.

Il est important de ne jamais séparer l’amour et la connaissance, la compassion et la sagesse ; une sagesse sans compassion reste fermée sur elle-même et ne porte pas de   fruits, une compassion sans sagesse est folie et source de souffrance.