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La maladie de la mort.

La maladie de la mort.

Vous pleurez…
Elle vous regarde…
Elle demande :
« Vous pleurez pour quoi ? »
Vous dites que c’est à elle de dire pourquoi vous pleurez, que c’est elle qui devrait le savoir.
Elle répond tout bas, dans la douceur :
« Parce que vous n’aimez pas »
Vous répondez : « c’est ça »
Elle vous demande de le dire clairement.
Vous lui dites : « je n’aime pas ».
Elle dit : « jamais » ?
Vous dites : « jamais ».
La maladie de la mort, « c’est ça ».

Marguerite Duras dit là, de façon théâtrale, ce que disait déjà Sören Kierkegaard de façon magistrale :
La maladie de la mort, c’est le péché.
Le péché, c’est le désespoir.
Le désespoir, c’est de ne plus vouloir aimer…
C’est la maladie de notre temps :
« l’Amour n’est pas aimé ».
On ne s’en défend même pas, on s’en moque.

Plus que n’importe quel virus, la haine et la peur prolifèrent, elles muent, polymorphes elles tuent.
« Celui qui n’aime pas demeure dans la mort,
celui qui aime demeure en Dieu et Dieu en lui. »
Cela fut écrit longtemps avant Marguerite Duras et Sören Kierkegaard.
« La vie véritable c’est de le connaître Lui, le seul vrai Dieu » : l’Amour qui se donne.

Vivre sans aimer est-ce encore vivre ?
N’est-ce pas seulement exister ?
Exister sans vivre est-ce vraiment exister ?
N’est-ce pas être déjà mort comme vivre en aimant n’est-ce pas déjà être ressuscité ?

Vous dites : « De l’amour il n’y en « a » pas en moi ».
Heureusement ! Si vous en aviez, vous le garderiez, vous le préserveriez, vous en avez tellement envie, tellement besoin.

L’amour, c’est donner ce qu’on n’« a » pas.
Vous êtes riches de ce que vous ne posséderez jamais…

– Jean Yves Leloup, Janvier 2021

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