jean-yves.leloup@orange.fr
default logo

Entrevoir

« J’ai entrevu quelquefois un état de l’âme supérieur à la vie, pour qui la gloire ne serait rien, et le bonheur même, inutile » (Flaubert)

Nous sommes nés pour vivre dans un tel état, fragment d’une réalité partout présente, mais qui pourtant nous échappe.

Est-ce par manque d’attention ?

Ce n’est pas la lumière qui nous manque mais les yeux pour la voir.

Ce n’est pas l’Être qui nous manque mais l’attention à ce qui est.

Peut-on dire la même chose de l’amour ?

L’amour est partout et toujours là, mais l’attention, l’écoute, l’accueil n’y sont pas partout et toujours.

Heureusement, il y a des événements, des rencontres, où après les avoir vécus on ne parle plus la même langue.

On ne parle plus en prose ou en colère, mais en poésie et en douceur, celle-ci cesse de nous être une langue étrangère.

Toi, mon unique, l’Un

Je demandais partout un signe de Toi

Je ne savais pas que partout étant toi.

Je voulais voir ton visage.

Je ne savais pas que tu étais tous les visages

et l’unique regard, la grande nuit ou la pure lumière qui trouait les yeux de chacun de ces visages.

«  Je ne savais pas que tout le visible et tout l’invisible c’était toi.

Dans les corps, dans les âmes et les esprits c’est Toi, toujours.

Dans ce monde je demandais un signe de Toi. Ensuite, j’ai appris que ce monde entier était Toi »  (Rûmî).

 

Jean-Yves Leloup

Vous souhaitez découvrir ou revisiter les graines de conscience proposées par Jean-Yves Leloup

Accès gratuit « Graines de consciences »