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Arts et poésies

© jean yves Leloup

Presque rien, presque

Presque pas une chose (no-thing)

Qu’est-ce ?

La trace, l’empreinte, le tracé

Pourquoi cherche-on dans le tracé de l’encéphalogramme

les preuves de la conscience, de la vie,

le visage et le souffle cela suffit.

Les couleurs de l’I.R.M. ne sont pas les couleurs de la conscience ni le son de son silence, seulement un très lointain écho.

La « chose » s’effondre,

dès que tu la regardes amicalement

ce n’est plus une chose,

elle aussi est un regard, le réel n’est plus alors que rencontre.

Toute chose tremble et frémit,

aucune chose n’est qu’une chose.

L’aigle du désir selon l’orientation de ses ailes

contemple sa proie ou s’abreuve au soleil.

La vérité des larmes est plus solide que celle des pierres mais elle ne s’impose pas,

ne laisse pas de traces, elle s’évapore

et on oublie que ce désert fut autrefois océan.

Nous sommes ce qui reste de nos larmes

un cœur sec.

L’ombre est plus fine, plus élégante, que son corps qui la précède

et elle ne rougit pas quand on l’interroge.

Si nous sommes trahis ce n’est pas par notre ombre, par son absence peut-être ?

Le soir est-il plus immense que le jour parce qu’il ne nous montre plus les limites de tout ?

La lumière noire n’est-elle pas l’essence et le cœur de la lumière, parce qu’il n’y a plus personne pour la voir ?

Questionne la nuit, elle ne te jettera pas la première étoile.